VISITE AFTERCARE AUPRES DES SOCIETES BUCECO ET TANGANYIKA MINING BURUNDI

VISITE AFTERCARE AUPRES DES SOCIETES BUCECO ET TANGANYIKA MINING BURUNDI

Le Directeur de l’Agence de promotion des Investissements (API) a effectué en date du 20 juin 2019 une visite aftercare auprès de deux sociétés ayant bénéficié des avantages du Code des Investissements implantées en Province Cibitoke, en l’occurrence les sociétés BUCECO et TANGANYIKA MINING BURUNDI.

Ce genre de visites de terrain, non seulement créent un climat de confiance entre les investisseurs et leur Agence, mais aussi donnent la vraie image de l’état de leur investissements et permettent à évaluer l’ampleur des efforts fournis.

L’idée maîtresse de ces visites « aftercare » est de :

- Se rendre compte de l’état des investissements déjà réalisés ;

- De s’assurer de la destination des biens exonérés

- Echanger sur les difficultés rencontrées éventuellement ;

- Trouver ensemble des voies de solution ;

- Récolter des informations pour un meilleur plaidoyer.

A Cibitoke dans l’entreprise BUCECO, le Directeur de l’API était accueilli par l’équipe de direction de la société et les échanges ont porté sur le projet de production de l’électricité par une centrale thermique à base de la tourbe d’un site de tourbière sis à Buyongwe en Province de Ngozi en vue d’assurer l’indépendance énergétique, non seulement à la société, mais aussi d’injecter le surplus de production au réseau national et aider ainsi au renforcement de la puissance de son réseau énergétique.

BUCM. Léonard SENTORE(3éme à partir de la gauche), Directeur de l'API en visite dans l'entreprise BUCECO

Comme investissement déjà réalisé, BUCECO a déjà construit les hangars et importé la majeure partie des chaudières de production de l’énergie équivalente à 4 MW qui sont stockées sur le site de Cibitoke, prêtes à être installées. Aujourd’hui, avec la révision de l’étude de la rentabilité de ce projet, il s’avère que la variante la plus plausible serait de les déménager à Buyongwe et de produire l’énergie directement au voisinage du terrain d’exploitation de la tourbe au lieu d’y fabriquer les briquettes quitte à ensuite les transporter jusqu’à la station de Cibitoke, ce qui coûterait bien plus chers pour un début de projet. La première phase consisterait en la production de 6 MW qui iront en augmentant jusqu’à 20 MW en deuxième phase et finalement réaliser la station de 4 MW sur le site habituel de Cibitoke. Les négociations sont en cours avec le ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines pour un cadre juridique adéquat.

A l’API, il a été demandé de les assister pour un meilleur plaidoyer à la réalisation de ce projet dans les plus brefs délais. Le Directeur leur a demandé de transmettre officiellement ces informations sur le changement du site du projet et la mise à jour du plan d’affaires.

La suite de la visite était réservée à l’entreprise TANGANYIKA MINING BURUNDI en commune de Mabayi où la visite du Directeur de l’API à l’usine de traitement de l’or était guidée par l’équipe technique de la société. La production battait son plein à l’usine et le Directeur de l’API s’est rendu, lui-même, compte de tout le cycle de transformation, depuis le recueil des gravas aurifères, leur broyage, leur lavage, leur séparation jusqu’à obtenir des poussières d’or qui seront finalement modelées en lingots d’or. Les boues  issues de cette transformation sont recueillies dans un bassin de retenu spécialement aménagé pour leur stockage en vue d’un traitement futur pour y extraire d’autres métaux comme le cuivre et l’argent.

TMBM. Léonard SENTORE(2éme à partir de la droite), Directeur de l'API en visite dans l'usine de TANGANYIKA MINING BURUNDI

Le défi majeur que les représentants de la société ont soulevé est la non disponibilité de l’Energie électrique de la REGIDESO qui entraine l’utilisation des groupes électrogènes consommant beaucoup de carburant et augmentant ainsi les coûts de production.

Le Directeur a promis de plaider pour que la REGIDESO puisse tirer une ligne jusqu’à l’usine; ce qui contribuerait à la minimisation des coûts et augmenterait les marges bénéficiaires que pourraient profiter à l’entreprise ainsi qu’à l’économie nationale. Il leur a été recommandé de construire dans un futur proche la partie restante de l’usine qui va traiter les boues contenant le cuivre et l’argent.

Clôture de la Campagne de Sensibilisation de la population sur les bienfaits de la mise en commun des moyens de production.

Clôture de la Campagne de Sensibilisation de la population sur les bienfaits de la mise en commun des moyens de production.

L’Agence de Promotion des Investissements, API, vient de clôturer une campagne de sensibilisation de la population sur les bienfaits de la mise en commun des moyens de production, après une période de tournée dans les provinces de Muyinga, Ruyigi, Makamba, Cankuzo, Ngozi, Gitega, Rumonge et Cibitoke.

Les cérémonies de clôture se sont déroulées le mercredi 19 juin 2019 en commune Mugina de la province de Cibitoke et ont été réhaussées par Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API en présence de M. TUBIRABE Rubin, Conseiller Economique de la province Cibitoke, et Madame BAYAVUGE Jovith, Administrateur de la Commune Buganda.Dans son mot de clôture, Monsieur Léonard SENTORE a précisé que l’API a toujours souhaité une politique de proximité à la population et qu’un plaidoyer est en cours pour ouvrir des Guichets Uniques de Création de Sociétés dans certaines provinces du pays.  

DEBDe G à D: M. TUBIRABE Rubin, Conseiller Economique de la province Cibitoke; Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API ; Madame BAYAVUGE Jovith, Administrateur de la Commune Buganda et Ir Innocent NGOMIRAKIZA, Cadre dùAppui au Service Appui et Assistance aux Investisseurs

Pour rappel, cette campagne de sensibilisation a été organisée dans l’optique d’inciter les potentiels investisseurs à s’associer en mettant ensemble les moyens de production en vue d’obtenir un capital suffisant pour produire plus et arriver à transformer, voire même à exporter leurs produits.

L’Agence de Promotion des Investissements a alors adopté la stratégie de, non seulement effectuer régulièrement des descentes auprès des entreprises, mais aussi d’organiser des rencontres avec la population (toutes catégories confondues) afin de créer en elle l’esprit d’entreprenariat. Cette stratégie a été renforcée par l’appel solennel de Son Excellence Monsieur le Président de la République incitant la population, surtout les jeunes, à créer des coopératives et à mettre en commun leurs moyens de production en vue de contribuer à la croissance économique du pays et au développement durable.

Les investisseurs locaux rencontrés durant cette campagne ont exprimé leurs préoccupations par rapport au niveau du taux d’intérêt débiteur exorbitant alors que le taux d’intérêt créditeur reste faible. Ils ont également demandé  la traduction des statuts types en Kirundi pour que tout Burundais puisse savoir ses droits et devoirs en tant qu’actionnaire d’une société de droit Burundais.

PARILes parcipants

Ceux qui ont pris part à cette campagne n’ont pas caché leur principale préoccupation relative à l’insuffisance de leurs propres capitaux. A cela, Monsieur le Directeur de l’API a indiqué que cette préoccupation des investisseurs locaux est même l’objet de la campagne en vue de les inviter à mettre en commun ce dont ils disposent afin qu’ils se complètent mutuellement. Il a souligné également que le Gouvernement du Burundi a déjà pris certaines mesures pour soutenir les coopératives à travers les fonds destinées aux communes. Sachant que « l’union fait la force », il leur a suggéré de se regrouper selon leur choix, dans différents types de société reconnus par la loi Burundaise.

Hommes de droit : Partenaires incontournables dans le processus de création des sociétés au Burundi.

Hommes de droit : Partenaires incontournables dans le processus de création des sociétés au Burundi.

L’Agence de Promotion des Investissements a organisé ce Mardi, 26 juin 2019, à City Hill Hotel, un atelier de partage d’information sur les procédures de création d’une société à l’intention des notaires et des cabinets d’avocats. Cet atelier a été rehaussé par la présence de Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API et Maître Wenceslas BANDRYATUYAGA, représentant du Bâtonnier de Bujumbura.

L’objectif poursuivi par cet atelier est d’échanger et partager des informations sur les conditions exigées pour la création d’une société et les procédures à suivre pour l’inscription complémentaire. C’est aussi dans le but de permettre aux partenaires praticiens du droit, de mieux maîtriser l’importance et le processus de création d’une société afin d’améliorer leurs services d’assistance des entrepreneurs dans l’authentification des documents bien élaborés.

DeDe G à D:Maitre BANDRYATUYAGA Wenceslas, Représentant du Bâtonnier de Bujumbura; Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API et Monsieur M. Fabrice MUNYANEZA, Chef de Servive Guichet Unique a.i

Le représentant du Bâtonnier de Bujumbura, Maitre BANDRYATUYAGA Wenceslas, a indiqué dans son mot d’accueil qu’il salue l’initiative d’avoir organisé un tel cadre d’échanges tout en remerciant les représentants de l’API et toutes les structures concernées dans la facilitation de création de sociétés au Burundi. Il a ensuite ajouté qu’il se réjouit des procédures de création de sociétés actuellement très simplifiées, moins chères et rapides. « La création de sociétés est au centre de développement de toute nation étant donné que les acteurs économiques sont les principaux acteurs de tout développement de tout pays ». A-t -il ajouté.

FaM. Fabrice MUNYANEZA, Chef de Service ai du Guichet Unique a.i présentant  les procédures de création d’une société 

Dans son discours d’ouverture, Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API est revenu sur les statistiques de création de sociétés depuis la mise en place du Guichet Unique, et a rappelé que ce dernier est le fruit des réformes effectuées dans le cadre de faciliter la création des sociétés et des entreprises. Il a ensuite ajouté que c’est toujours dans ce cadre d’amélioration du climat des affaires, que l’API conçoit les réformes nécessaires à la facilitation des affaires, et plus spécifiquement elle sensibilise et suggère au Gouvernement les réformes légales et institutionnelles à entreprendre en vue de favoriser l’implantation ou le développement de nouvelles entreprises et d’améliorer l’environnement des affaires au Burundi. 

RKMadame Rose Kelly NAHISHAKIYE,  Agent au GU présentant les conditions exigés pour l’inscription complémentaire

Après les présentations sur les procédures de création d’une société et les conditions exigés pour l’inscription complémentaire, respectivement effectuées par M. Fabrice MUNYANEZA, Chef de Service ai du Guichet Unique et Madame Rose Kelly NAHISHAKIYE, Agent au GU, une séance d’échanges et de questions-réponses a été tenue et plusieurs questions ont étés centrées sur les problèmes liés à l’exploitation et mise en application des lois et textes législatifs.

Pour clore l’atelier, Monsieur le Directeur a remercié tous les participants pour leur propos très pertinents et a indiqué que les recommandations formulées et doléances vont être soumises dans des Groupes Techniques de Travail pour en proposer des réformes nécessaires auprès des autorités hiérarchiques habilitées d’amendement du cadre légal régissant la création, la vie et la liquidation des sociétés.

PARLes participants à l'atelier

Clôture de la campagne de sensibilisation à l’adéquation de l’emballage et de l’étiquetage

Clôture de la campagne de sensibilisation à l’adéquation de l’emballage et de l’étiquetage

En date du 17 Mai 2019, l’Agence de Promotion des Investissements (API), en collaboration avec le Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de la Qualité (BBN) ont clôturé la campagne de sensibilisation à l’adéquation de l’emballage et de l’étiquetage par la visite de la Laiterie NTAZIMBA. Cette campagne d’encadrement et d’appui technique dans le cadre de la promotion du développement à l’export vise le renforcement des capacités des unités de transformation agroalimentaires en matière de normes de l’emballage, l’étiquetage et la qualité des produits en général.

NtaLa délégation de l'API et du BBN visitant la Laiterie NTAZIMBA

Monsieur Serge NSABIMANA, le Directeur a.i de l’API a introduit la séance en précisant que cette campagne a pour objectif de renforcer les connaissances des unités de transformations industrielles existantes au Burundi en matière de respect des normes d’emballages pour une meilleure qualité des produits exportables afin que ces industries puissent initier un programme d’usage des emballages conformes à l’éthique commerciale et aux meilleures pratiques du commerce international. Conduite par le Responsable de la Laiterie NTAZIMBA, Monsieur Anselme HAKIZIMANA, l’équipe de l’API et le Directeur du BBN ont effectué la visite des différents lieux de cette entreprise de transformation.

Lors de cette visite, Monsieur Jean Claude CIBOGOYE, le Chef de Service Promotion des exportations, a insisté sur le fait que pour accéder et saisir les expertises d’exportation, il faut d’abord se conformer aux normes régissant le commerce international en particulier Il a ainsi réitéré cette conformité aux normes et le sens de professionnalisme dans la transformation agroalimentaire afin de  saisir les opportunités d’exportation combien abondantes dans les plateformes  de l’EAC, du COMESA et de la zone de libre-échange continental.

nta2Le Directeur du BBN, Monsieur KARIKURUBU donnant des conseils  pour l’emballage et l’étiquetage

Le Directeur du BBN, Monsieur KARIKURUBU Jean Félix, a souligné que ce genre de visites a été effectué dans plusieurs autres entreprises du secteur de l’agri business aussi bien de la Capitale de Bujumbura que celles des autres provinces (voir https://twitter.com/api_burundi) . Il a précisé que ces visites permettent de redynamiser le secteur de l’agri business et d’analyser les obstacles qui empêchent les produits fabriqués au Burundi d’être compétitifs sur les marchés internationaux. « La principale problématique rencontrée est surtout liée à la qualité, à l’emballage et à l’étiquetage de ces produits » a-t-il ajouté Monsieur le Directeur du BBN. Si les normes de l’emballage et de l’étiquetage sont mal structurées, la certification devient difficile, d’où l’impossibilité d’exporter.

Il a aussi expliqué le processus de certification des produits. En effet, le certificat est fourni après une analyse dans un laboratoire du BBN. Au cours de l’année, le produit à certifier est analysé chaque trois mois donc quatre fois par an. Si l’on constate que les paramètres d’analyse restent les mêmes, les spécialistes peuvent alors accorder à ce produit le LOGO du Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de la Qualité.  Au cours des différentes visites, le Directeur du BBN a profité pour donner des conseils aux différents responsables d’entreprises et a demandé à certains, de présenter leurs produits au BBN pour une analyse minutieuse pour la certification.

Le responsable de la Laiterie NTAZIMBA, tout comme les autres responsables des autres sociétés visitées,  a remercié l’équipe de l’API et du BBN des conseils et des éclaircissements qu’ils n’ont cessé de fournir auprès des entreprises de transformation installées au Burundi. Ces entrepreneurs ont promis de fournir des efforts afin que leurs produits soient certifiés et compétitifs sur le marché que ce soit local et internationaux.