Nécessité de la fumigation pour valoriser la filière « café »

Nécessité de la fumigation pour valoriser la filière « café »

Dans le cadre d’appui au développement des filières exportables, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé un atelier de réflexion sur la valorisation de la filière café, ce jeudi le 22 août 2019 à Pacific Hotel, à Bujumbura.

Du côté du secteur public, cet atelier a réuni, des officiels émanant des institutions publiques qui interviennent dans le développement, la régulation de la filière café et dans l’appui au développement du commerce en général et l’exportation en particulier. Tandis que le secteur privé a été représenté par la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB), des représentants des sociétés et associations des acteurs dans la filière café et le responsable d’une maison de fumigation, Loranta Group.

DIRMonsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API et M. Jean Claude CIBOGOYE, Chef de Service Promotion des Exportations 

Dans son allocution de circonstance, Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API a rappelé la valeur et la place prépondérantes de la filière café dans l’économie du Burundi, comme culture principale traditionnelle, pourvoyeuse de devises. Le Directeur de l’API a également rappelé que le café a toujours fait l’honneur du pays grâce à son goût exceptionnel qui l’a toujours hissé aux premières positions dans les compétitions internationales de dégustation.

De ce fait, Monsieur SENTORE a fait remarquer que plus d’efforts doivent être conjugués par les parties prenantes pour améliorer les techniques de valorisation de la chaîne de valeurs café ainsi que les performances commerciales en vue de maximiser la valeur ajoutée de ce produit.

La facilitation de cet atelier a été assurée par la Direction de la Protection des Végétaux, à travers le Chef assistant au Contrôle et Homologation des Pesticides, en même temps Membres du Comité Sanitaire et Phytosanitaire (SPS) et Point d’information auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Monsieur KAHONDOGORO Hamim Hamissi le conférencier à l’occasion dudit-atelier.

Après le mot d’introduction, Monsieur KAHONDOGORO a fait découvrir à travers des exposées aux participants ; la signification de la fumigation, les techniques de fumigation, son implication dans la chaîne de valeurs, la plus-value et le manque à gagner pour le Burundi et les normes SPS de l’OMC.

HHGMonsieur KAHONDOGORO Hamim Hamissi,le conférencier.

Le conférencier a démontré que l’exportation du café non fumigé est une perte pour la raison que cette fumigation doit alors se faire à l’étranger dans les pays de transit et que les exportateurs sont contraints par conséquent de payer ce service de fumigation en devises, alors qu’elle pouvait être réalisée au Burundi et ainsi éviter les décaissements inutiles de devises.

Pire encore, l’exportation actuelle du café vert non fumigé ne permet pas la visibilité du label du café comme « produit du Burundi » au contraire, le café burundais fumigé à l’étranger sera octroyé le certificat de fumigation et permis d’importation au nom de ce pays de transit où se fait la fumigation et le produit est alors commercialisé sous un notre label différent de celui du Burundi. Notons qu’une grande partie du café du Burundi est commercialisé sous forme de mélange avec autres cafés de qualité inférieure, d’où alors la nécessité de la fumigation pour promouvoir le label du café burundais et en maximiser les recettes.

A la question des compétences et capacités internes pour assurer la fumigation, les participants ont été informés de l’existence d’une maison dénommée Loranta Group compétente pour assurer les services de fumigation. A cet égard, il a été demandé à l’API et autres intervenants de promouvoir d’autres investissements dans ce secteur, afin de favoriser la compétition et l’équité en faveur de futurs demandeurs de service de fumigation.

PARLes participants à l'atelier

Après échange et débats, les participants ont unanimement noté l’importance de la fumigation et sa plus-value et se sont convenus de formuler des recommandations aux intervenants visant à approfondir la réflexion pour analyser la faisabilité de cette réforme afin que dans un avenir proche le Burundi puisse mettre en place une mesure d’exiger la fumigation du café avant exportation.

En conclusion il a été réitéré à toutes les parties prenantes de mettre en œuvre les connaissances acquises lors de cette séance et faire le suivi des recommandations formulées aux niveaux de prise de décision des institutions respectives.

Renforcement de capacités et réflexion sur le développement de la filière «pêche»

Renforcement de capacités et réflexion sur le développement de la filière « pêche »

Ce jeudi 18 juillet 2019, un atelier de renforcement de capacités en matière des exigences normatives et d’hygiène liées aux produits de la pêche a été animé par l’Agence de Promotion des Investissements (API) en faveur des acteurs du secteur de la pêche en vue d’en stimuler un développement à l’export.

Les cérémonies d’ouverture de cette séance ont été réhaussées par Monsieur NDUWIMANA Jean Marie, Conseiller Principal qui avait représenté le Gouverneur de la province Rumonge et Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API.

Dans son allocution, Monsieur NDUWIMANA a souhaité la bienvenue aux participants et aux organisateurs de l’atelier, en soulignant l’importance capitale de ce genre de séances de réflexion sur le développement de la pêche, un secteur clé pour l’activité économique de tout le littoral du Lac Tanganyika et de la province Rumonge en particulier.

CIBMonsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API et Monsieur NDUWIMANA Jean Marie, Conseiller Principal qui avait représenté le Gouverneur de la province Rumonge 

 Le Directeur de l’API quant à lui a rappelé le contexte et les objectifs de l’atelier, et a insisté sur   les défis et contraintes justifiant d’ailleurs l’organisation de ce cadre d’échange et de renforcement des capacités en faveur des intervenants.

En effet, le secteur de la pêche est confronté à des défis liés entres autres à la non-conformité aux exigences normatives, et à la règlementation nutritionnelle, qui constitue un handicap majeur à son développement. Il a par ailleurs souligné que l’API est prête à accompagner les projets de ce secteur et a invité les participants à élaborer des projets bien étudiés pour qu’ils puissent bénéficier des avantages du Code des Investissements.

BBN Ir Désiré RUDARAGI,Responsable de l’encadrement des Entreprises au BBN

Après les discours d’ouverture, les participants ont suivi une présentation du Responsable de l’encadrement des Entreprises au BBN, Ir Désiré RUDARAGI, sous le thème de : « Maîtrise de la qualité sur la chaîne de production : cas d'une unité de production du poisson »,  et celle de M. Jean Marie MANIRAMBONA de la Direction de promotion des filières halieutiques au ministère ayant la pêche dans ses attributions, intitulée « respect des normes et de la réglementation pour la restauration d’une pêche durable au Burundi ». Son enseignement a porté  sur la vulgarisation de la Loi no 1/17/ du 30 novembre 2016 portant organisation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi  tout en invitant  tous les acteurs de la pêche de travailler en synergie pour veiller à l’exploitation durable du Lac.

AGRM. Jean Marie MANIRAMBONA de la Direction de promotion des filières halieutiques 

 Après un panel de questions - réponses et un échange sur les questions pertinentes liées au développement de la filière « pêche » en général, les participants ont salué l’ initiative de l’API de réunir les acteurs et les parties prenantes du secteur de la pêche pour non seulement prodiguer des conseils sur les meilleurs pratiques en matière de normes et d’hygiène des produits, mais aussi une occasion importante pour poser et proposer des solutions aux questions qui hantent l’essor du secteur sous analyse.

A cet égard les participants ont demandé au gouvernement d’analyser les possibilités de favoriser des projets d’élevage des poissons dans les cages en vue de promouvoir une production suffisante de poissons pour satisfaire le marché local et les marchés à l’export.

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Les participants à l'atelier

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Pour clôturer, le Chef de Service Promotion des Exportations, Monsieur Jean Claude CIBOGOYE a remercié tous les participants et a promis que des cadres de réflexions sur le développement de la filière pêche seront organisés chaque fois de besoin. Aux parties prenantes, il a souligné l’importance de conjuguer des efforts pour résoudre progressivement les défis et ainsi permettre au Burundais de tirer profit des opportunités d’exportations combien nombreuses à travers les accords de facilitations des échanges commerciaux dans la sous-région et au monde.

Signalons que les bénéficiaires de cette formation étaient les responsables des MPME du secteur de la pêche œuvrant dans les provinces Bujumbura, Rumonge, et Makamba.

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L’API rencontre les points focaux  

L’API rencontre les points focaux  

Dans le but de partager et faire connaitre aux investisseurs les informations relatives à la promotion de l’investissement et de l’exportation ainsi qu’ aux multiples réformes accomplies pour l’amélioration du climat des affaires, l’Agence de Promotion des Investissements (API)  doit s’appuyer sur ses ressources internes et sur les  ressources et partenaires externes .En effet, l’API ne saurait accomplir avec succès  cette mission sans le concours et une collaboration constante avec les institutions qui jouent un rôle important directement ou indirectement dans la facilitation ou promotion des investissements au Burundi.

ESM. Esaie NTIDENDEREZA, Chef de Service Promotion des Investissements à l’API

C’est dans cette lancée que ce jeudi, 27 juin 2019, l’API a organisé, dans les enceintes du Ministère des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique, une rencontre d’information et de sensibilisation à l’endroit des points focaux issus des différents Ministères et institutions partenaires de l’investissement.  L’objectif poursuivi par cette rencontre est d’une part, informer les participants sur les missions et réalisations de l’API ; les avancées en matière d’amélioration du climat des affaires et d’autre part, une occasion de les sensibiliser sur l’importance de la mise en place d’une plate-forme des points focaux, visant à fournir avec efficacité des conseils pratiques et informations pertinentes en temps réel.

Après une présentation détaillée sur l’API,  le climat des affaires au Burundi et différentes services offerts en matière d’investissement par M. Esaie NTIDENDEREZA, Chef de Service Promotion des Investissements à l’API, les participants ont eu une petite séance d’échanges sur les modalités de collectes et échanges d’informations et ont été informés que la plate-forme servira de pépinière de réflexion entre API et les différents Ministères en vue d’assurer en permanence un service de qualité sur toute la chaîne de valeur directement liée à l’investisseur. A l’issue de l’atelier, des modalités de collaboration et de partenariat  entre les services de l’API et les différentes institutions ont été fixées.

D Da9R6XkAAnyDpLes participants