Les entrepreneurs burundais face au COVID-19

Les entrepreneurs burundais face au COVID-19 

L’Agence de Promotion des Investissement « API » en collaboration avec Centre for Development and Enterprises « CDE » a organisé le jeudi le 23 avril 2020 à l’hôtel Martha de Bujumbura un atelier sous le thème : « comment anticiper la résilience de l’économie burundaise face au covid-19 ».

DIRCDEMonsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif de Centre for Development and Enterprises et Monsieur Désiré MUSHARITSE, le Directeur de l’API lors de l'ouverture

Dans son discours d'accueil, Monsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif de Centre for Development and Enterprises, a précisé que cet atelier offre une occasion aux entrepreneurs Burundais d’exploiter toutes les voies dans le but de faire face à cette urgence mondiale en gardant les mêmes niveaux de production et de revenus aux travailleurs tout en restant compétitifs sur le marché.

Monsieur Désiré MUSHARITSE, le Directeur de l’API a annoncé que l'objectif de cet atelier est de développer et fournir des informations importantes sur la manière dont les femmes et hommes d'affaires devraient anticiper la résilience de leur business afin d’assouplir l’impact de la pandémie de COVID-19 sur l’économie burundaise. Monsieur le Directeur de l’API a aussi ajouté que depuis belle lurette, l’humanité n’a cessé de faire face à des pandémies au cours desquelles, des hommes et des entreprises se sont ingéniés à trouver des stratégies, des mécanismes et des ajustements nécessaires pour triompher et survivre de ces dernières.

MINSANTDocteur Nina NSHIMIRIMANA faisant parties des médecins pour la riposte du COVIDー19 au Burundi

Après le discours d’ouverture, trois exposés ont eu lieu. Docteur Nina NSHIMIRIMANA qui fait parties des médecins pour la riposte du COVIDー19 a exposé sur « le coronavirus : Modes de contamination et de prévention au sein de l’entreprise ». Elle a rappelé que le Ministère de la Santé Publique et de Lutte contre le Sida nous recommande de rester sereines, tout en respectant scrupuleusement les mesures de prévention individuelles et collectives contre le CODIV-19. Elle a ajouté que les entreprises, en fonction du secteur d’activités et du nombre d’employés doivent prendre des précautions particulières comme le port des masques et gants. Elle a enfin recommandé que dès quelqu’un constate qu’il a les signes de la maladie, il est recommandé de rester chez soi tout en prévenant l’employeur et surtout appelé les médecins afin de limiter le contact avec d’autres personnes.  

DRMonsieur NTIMPIRANGEZA Pontien, Docteur en économie

Monsieur NTIMPIRANGEZA Pontien, Docteur en économie, dans son exposé intitulé : « Le coronavirus : impact sur l’économie burundaise et les stratégies de survie des entreprises », a expliqué qu’il ne sert à rien de paniquer car l’humanité a toujours surmonté des situations de crises plus graves que le Codiv-19. Néanmoins, les leaders africains doivent en tirer des leçons et concevoir un système permettant de faire face aux préoccupations des citoyens.

BUJAMonsieur ABIYAH David, Directeur de Buja Hub

Quant à Monsieur ABIYAH David de Buja Hub, dans son exposé, « Travail à distance : Guide de ressources », il a démontré que même dans le confinement, certaines entreprises peuvent continuer à travailler. Le travail à domicile exige de l’employeur à assurer une bonne communication et à développer l’empathie tandis que les employés doivent respecter les heures de travail.

Le marché des capitaux, une opportunité d'investissements

 Le marché des capitaux, une opportunité d'investissements

En date du 20 avril 2020, l’Agence de Promotion des Investissements (API) en collaboration avec la Banque de la République du Burundi (BRB) a organisé un atelier de sensibilisation sur le marché des capitaux et l’investissement à l’hôtel City Hill, dans le but de sensibiliser les parties prenantes sur l’existence imminente du marché des capitaux au Burundi, le cadre légal et réglementaire qui le régit, son fonctionnement et des opportunités d’investissements que ce marché va générer.

DSC 0015Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API et Monsieur Melchior WAGARA, Premier Vice-Gouverneur de la BRB à l'ouverture de l'atelier

Dans son discours d’introduction, le premier Vice-Gouverneur de la BRB, Monsieur Melchior WAGARA, expliquant la raison de la tenue de l’atelier, a déclaré que le marché financier est peu développé au Burundi, ce qui constitue un handicap majeur pour le financement des projets d’investissement à long terme. De plus, il existe beaucoup d’opportunités d’investissement au Burundi, qui ne trouvent pas des financements. Pour pallier à ce défi, la Banque de la République du Burundi pilote le projet de modernisation du marché financier, par l’implémentation du marché des capitaux qui va permettre la mobilisation et la canalisation de l’épargne nécessaire au financement des projets d’investissement.

Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API, a annoncé dans son discours d’ouverture que l’investissement est un élément important et moteur de la croissance économique des nations car il est à la base de la production, le commerce, la création d’emplois et de la richesse, pour ne citer que ceux-là. En plus, les capitaux sont catalyseurs des investissements par le fait que sans eux l’investissement n’est pas possible. D’où l’importance de l’existence du Marché des Capitaux.

DSC 0020Les partcipants

Trois présentations ont successivement eu lieu. Le premier sur les opportunités d’investissements et les avantages du Code des Investissements a été effectuée par Monsieur Esaïe NTIDENDEREZA, Chef de Service Promotion des investissements à l'API. La seconde portant sur le marché des capitaux et l'investissement a été présentée par Monsieur Pierre Damien MPAWENIMANA, Cadre à la BRB. Enfin, la troisième concernant le cadre légal et réglementaire régissant la plateforme du marché des capitaux a été réalisée par Dr Arsène MUGENZI, Chef de cellule de régulation de marchés publiques à la BRB.

En plus de ces trois présentations, les participants ont également suivi un témoignage d’un investisseur, Madame Sylvie KADAWA, Directrice des Finances à la BANCOBU. Dans son témoignage elle a expliqué que le marché des capitaux met en relation les agents économiques détenant un excédent de capitaux et ceux qui ont des besoins de financement, tout en soulignant que le marché des capitaux actuellement opérationnel au Burundi est le marché des Titres du Trésor. La BANCOBU, en tant qu’investisseur et animateur du marché secondaire des titres, intervient sur le marché des Titres du Trésor comme Spécialiste en Valeurs du Trésor. Elle a aussi rappelé que la BANCOBU participe aux appels d’offres hebdomadaires de la BRB sur le marché primaire.

DSC 0024Les partcipants

Après les exposés, il y a eu une séance d’échanges et questions/ réponses. La plupart des interventions portaient sur le fonctionnement du marché des capitaux, la dissémination de l’information à un plus large public possible et la transparence des entreprises dans l’octroi de l’information.

 En plus des questions, des recommandations ont été formulées. Il s’agit de :

  1. La nécessité de porter l’information sur le Marché des Capitaux au plus large public possible ;
  2. L’intégration des Centres d’Information agréées pour aider les entreprises à être plus transparentes dans l’octroi de l’information ;
  3. La modernisation et la crédibilité du Marché des Capitaux Burundais au même niveau des Marchés des Capitaux de l’EAC pour éviter que les Burundais aillent offrir leurs capitaux ailleurs.
  4. L’étude des modalités d’octroi des avantages du code des investissements aux premiers acteurs sur la Bourse des valeurs mobilières au Burundi.

CAFE DE PRESSE TRIMESTRIEL : LE BILAN EST SATISFAISANT

CAFE DE PRESSE TRIMESTRIEL : LE BILAN EST SATISFAISANT

En date du 10 avril 2020, dans les enceintes de l’Agence de Promotion des Investissements, s’est tenu un café de presse organisé par ladite agence afin de porter à la connaissance de l’opinion publique ses réalisations pendant ce troisième trimestre de l’exercice budgétaire 2019-2020 qui couvre la période allant de janvier à fin mars 2020.

DSC 0040Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API

Dans son discours, le Directeur de l’API, Monsieur Désiré MUSHARITSE a présenté le bilan trimestriel de l’Agence dont il est responsable. Selon lui, le bilan est satisfaisant.

Sociétés créées, et octroi des avantages liés au Code des investissements

Dans son allocution, le Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements a annoncé que l’API a poursuivi la facilitation de l’immatriculation des entreprises et que 1180 entreprises ont été immatriculées ua cours de ce trimestre.

En ce qui concerne l’octroi des certificats d’éligibilité aux avantages du Code des Investissements, sur cette période de trois mois, il a été délivré 8 certificats représentant un capital prévisionnel équivalent à 63 293 753 585 de Francs Burundais avec une projection de 579 emplois prévisionnels, a-il-ajouté.

Pour les certificats de conformité octroyés dans le cadre de la mise en application de l’Ordonnance Ministérielle n°540/184 du 20/02/2018, le Directeur de l’API a fait savoir à l’audience présente, que 29 Certificats temporaires de conformité aux engagements dans le cadre du Code des Investissements ont été délivrés. Il a signalé que ces projets ont déjà investi 168 248 156 001 BIF contre un montant prévisionnel de 170 273 685 502 BIF. Concernant, la création d’emplois, sur 1 884 emplois prévus, 1 312 emplois ont été créés.

DSC 0056Les participants au Café de Presse

Formation des jeunes et sensibilisation dans les universités

Selon le Directeur, dans l’optique de créer un esprit d’entreprenariat chez les étudiants et contribuer aux efforts du Gouvernement pour réduire le chômage, l’API a organisé des descentes de sensibilisation à l’entrepreneuriat dans 4 universités : l’Université des Grands Lacs de Kiremba, l’Université Polytechnique de Gitega, l’Université de Ngozi et l’Université Polytechnique Intégrée de Cibitoke. Cette campagne de sensibilisation a réuni 475 étudiants au total.

Selon la même source, l’Agence de Promotion des Investissement (API) a aussi organisé en province de Makamba, un atelier de formation, d’une part sur les techniques de conception et de rédaction d’un Plan d’affaire bancable, d’autre part, sur la sensibilisation aux opportunités d’investissement et de création d’emplois au Burundi, à l’intention de 25 jeunes investisseurs potentiels des provinces de Makamba, Rumonge, Mwaro et Bururi. Notons que le nombre total des jeunes formé par l’API depuis 2013 à nos jours est de 171.

Les visites after care 

Dans ce trimestre, l’API a organisé deux visites after care, auprès des sociétés ayant bénéficié des avantages du Code des Investissements à savoir : AFRITEXTILE, MUSUMBA STEEL, NGAGARA GRAIN MILLING BUCECO, TANGANYIKA MINING, BURUNDI BREWERY, BELAN GROUP, KIRIRI GARDEN HOTEL, LIFE WAY COMPANY, SPTPA, AFRICAN MINING BURUNDI, GITEGA INTERNATIONAL HOTEL et TAWAKKAL COMPANY.

Après le discours du Directeur de l’API Monsieur Désiré MUSHARITSE, les journalistes ont à leur tour posé des questions. Le Directeur, en collaboration avec les chefs de services, a répondu aux questions posées par les journalistes et ces derniers ont éprouvé un sentiment de satisfaction.

Cliquez ici pour lire le discours de circonstance.

Bâtir un réseau d’appui aux producteurs agricoles pour augmenter la qualité et l’offre exportable 

Bâtir un réseau d’appui aux producteurs agricoles pour augmenter la qualité et l’offre exportable 

En date du 17/03/2020, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a réuni à ses enceintes, les intervenants au secteur horticole dans le but de créer une plate-forme de professionnels chargés d’appuyer les agriculteurs en vue promouvoir les exportations des produits horticoles.

Il sied de rappeler que le secteur horticole est confronté à plusieurs défis liés surtout à la non-conformité aux exigences du marché à l’export. Pour relever ces défis, des efforts doivent être déployés par tous les intervenants pour soutenir ce secteur.

Les enjeux d’une plate-forme d’encadreurs s’inscrivent dans l’ambition de créer un mécanisme d’encadrement des producteurs en les aidant à relever progressivement les défis quitte à garantir dans un avenir proche des productions suffisantes en volume, répondant aux exigences des marchés à l’export.

L’objet de cette réunion était donc la réflexion sur la formation de ladite plate-forme et un brainstorming des idées sur la base desquelles un plan d’action d’appui et d’encadrement en faveur des producteurs sera élaboré et soumis à l’autorité.

IMG 1566M. NSANGANIYUMWAMI Déogratias, DG de la Santé Animale et Président de la commission SPS et M. MUSHARITSE Désiré, Directeur de l’API lors de l'ouverture

De la participation et la composition de la plate-forme

La plate-forme en gestation sera composée par les institutions publiques et privées et les structures des producteurs présentes à cette réunion inaugurale à savoir :

  • Direction de la Promotion des Filières Agricoles et des Produits Forestiers non Alignés (Ministère ayant l’Agriculture dans ses attributions,
  • Direction de la protection des végétaux,
  • Agence de Promotion des Investissements (API),
  • Comité National SPS
  • Alliance des Coopératives Rurales du Burundi (ALCORU)
  • Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB)
  • Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (ADISCO)
  • Interprofession des Fruits du Burundi (IPFB),
  • Forum des Producteurs Agricoles du Burundi (FOPABU)

Dans son allocution, Monsieur MUSHARITSE Désiré, Directeur de l’API a remercié vivement toutes les parties prenantes ayant répondu présentes à l’invitation. En soulignant la pertinence et la nécessité de promouvoir l’exportation des produits agricoles, il a exhorté les participants de soutenir l’initiative de création de la plate-forme et de se donner avec dévouement pour l’atteinte des objectifs.

Après le mot d’ouverture, les participants ont tour à tour exprimé leurs sentiments de satisfaction et ont réitéré une volonté ferme d’œuvrer pour la réussite de l’initiative.

Monsieur NSANGANIYUMWAMI Déogratias a eu l’occasion de partager l’expérience du Comité SPS avec les participants : En saluant l’initiative de la mise en place du cadre d’appui aux producteurs visant la conformité des produits aux règlementations SPS entre autres, il a fait savoir que dans le passé, le Comité SPS avait proposé des plans d’action d’encadrement mais qui n’ont pas été exécutés, faute de budgets.

Les participants à la réunion ont considéré que ces plans d’actions devraient être relancés par la plate-forme sous analyse.

IMG 1573Les participants à la réunion

Des filières à potentiel d’exportation

Après introduction et commentaires, les participants ont procédé à l’analyse des filières à potentiel d’exportation, qui devraient faire objet d’appui à travers un plan d’action à rédiger, en fonction des besoins respectifs.

Pour certaines filières, les participants ont noté que leur développement devrait commencer en amont, en proposant des projets de remplacement des anciennes variétés en dégénérescence.

S’agissant des besoins, l’approche logique retenue par les participants a été l’organisation d’une étude qui devrait déterminer l’état des lieux et les besoins pour chaque filière.

A cet égard, les participants ont noté la possibilité d’existence de quelques études sur des filières qui pourraient servir de source d’information et d’inspiration pour la proposition de plans d’action susceptibles de répondre aux besoins réels.

Ainsi il a été demandé à tous les intervenants de procéder à la consultation des études disponibles et proposer des projets de plans d’actions à soumettre à l’autorité avant juin 2020.

Pour les filières nécessitant des études sur les états des lieux, les projets seront également proposés et inscrits dans les plans d’action. 

Du cadre légal de collaboration

Les participants ont unanimement décidé que la plate-forme soit formalisée par un Mémorandum d’Entente (MOU) qui régira le cadre de collaboration.

A cet égard, il a été désigné une commission de 5 personnes, chargées de proposer un projet de MOU à remettre pour signature au plus tard le 10 avril 2020.

En conclusion, les participants se sont convenus de se concerter dans les structures respectives pour analyser les besoins et proposer des plans d’actions à valider dans les travaux de la plate-forme, lors de la réunion prévue le 15 avril 2020.