Renforcement de capacités et réflexion sur le développement de la filière «pêche»

Renforcement de capacités et réflexion sur le développement de la filière « pêche »

Ce jeudi 18 juillet 2019, un atelier de renforcement de capacités en matière des exigences normatives et d’hygiène liées aux produits de la pêche a été animé par l’Agence de Promotion des Investissements (API) en faveur des acteurs du secteur de la pêche en vue d’en stimuler un développement à l’export.

Les cérémonies d’ouverture de cette séance ont été réhaussées par Monsieur NDUWIMANA Jean Marie, Conseiller Principal qui avait représenté le Gouverneur de la province Rumonge et Monsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API.

Dans son allocution, Monsieur NDUWIMANA a souhaité la bienvenue aux participants et aux organisateurs de l’atelier, en soulignant l’importance capitale de ce genre de séances de réflexion sur le développement de la pêche, un secteur clé pour l’activité économique de tout le littoral du Lac Tanganyika et de la province Rumonge en particulier.

CIBMonsieur Léonard SENTORE, Directeur de l’API et Monsieur NDUWIMANA Jean Marie, Conseiller Principal qui avait représenté le Gouverneur de la province Rumonge 

 Le Directeur de l’API quant à lui a rappelé le contexte et les objectifs de l’atelier, et a insisté sur   les défis et contraintes justifiant d’ailleurs l’organisation de ce cadre d’échange et de renforcement des capacités en faveur des intervenants.

En effet, le secteur de la pêche est confronté à des défis liés entres autres à la non-conformité aux exigences normatives, et à la règlementation nutritionnelle, qui constitue un handicap majeur à son développement. Il a par ailleurs souligné que l’API est prête à accompagner les projets de ce secteur et a invité les participants à élaborer des projets bien étudiés pour qu’ils puissent bénéficier des avantages du Code des Investissements.

BBN Ir Désiré RUDARAGI,Responsable de l’encadrement des Entreprises au BBN

Après les discours d’ouverture, les participants ont suivi une présentation du Responsable de l’encadrement des Entreprises au BBN, Ir Désiré RUDARAGI, sous le thème de : « Maîtrise de la qualité sur la chaîne de production : cas d'une unité de production du poisson »,  et celle de M. Jean Marie MANIRAMBONA de la Direction de promotion des filières halieutiques au ministère ayant la pêche dans ses attributions, intitulée « respect des normes et de la réglementation pour la restauration d’une pêche durable au Burundi ». Son enseignement a porté  sur la vulgarisation de la Loi no 1/17/ du 30 novembre 2016 portant organisation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi  tout en invitant  tous les acteurs de la pêche de travailler en synergie pour veiller à l’exploitation durable du Lac.

AGRM. Jean Marie MANIRAMBONA de la Direction de promotion des filières halieutiques 

 Après un panel de questions - réponses et un échange sur les questions pertinentes liées au développement de la filière « pêche » en général, les participants ont salué l’ initiative de l’API de réunir les acteurs et les parties prenantes du secteur de la pêche pour non seulement prodiguer des conseils sur les meilleurs pratiques en matière de normes et d’hygiène des produits, mais aussi une occasion importante pour poser et proposer des solutions aux questions qui hantent l’essor du secteur sous analyse.

A cet égard les participants ont demandé au gouvernement d’analyser les possibilités de favoriser des projets d’élevage des poissons dans les cages en vue de promouvoir une production suffisante de poissons pour satisfaire le marché local et les marchés à l’export.

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Les participants à l'atelier

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Pour clôturer, le Chef de Service Promotion des Exportations, Monsieur Jean Claude CIBOGOYE a remercié tous les participants et a promis que des cadres de réflexions sur le développement de la filière pêche seront organisés chaque fois de besoin. Aux parties prenantes, il a souligné l’importance de conjuguer des efforts pour résoudre progressivement les défis et ainsi permettre au Burundais de tirer profit des opportunités d’exportations combien nombreuses à travers les accords de facilitations des échanges commerciaux dans la sous-région et au monde.

Signalons que les bénéficiaires de cette formation étaient les responsables des MPME du secteur de la pêche œuvrant dans les provinces Bujumbura, Rumonge, et Makamba.

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L’API rencontre les points focaux  

L’API rencontre les points focaux  

Dans le but de partager et faire connaitre aux investisseurs les informations relatives à la promotion de l’investissement et de l’exportation ainsi qu’ aux multiples réformes accomplies pour l’amélioration du climat des affaires, l’Agence de Promotion des Investissements (API)  doit s’appuyer sur ses ressources internes et sur les  ressources et partenaires externes .En effet, l’API ne saurait accomplir avec succès  cette mission sans le concours et une collaboration constante avec les institutions qui jouent un rôle important directement ou indirectement dans la facilitation ou promotion des investissements au Burundi.

ESM. Esaie NTIDENDEREZA, Chef de Service Promotion des Investissements à l’API

C’est dans cette lancée que ce jeudi, 27 juin 2019, l’API a organisé, dans les enceintes du Ministère des Finances, du Budget et de la Coopération au Développement Economique, une rencontre d’information et de sensibilisation à l’endroit des points focaux issus des différents Ministères et institutions partenaires de l’investissement.  L’objectif poursuivi par cette rencontre est d’une part, informer les participants sur les missions et réalisations de l’API ; les avancées en matière d’amélioration du climat des affaires et d’autre part, une occasion de les sensibiliser sur l’importance de la mise en place d’une plate-forme des points focaux, visant à fournir avec efficacité des conseils pratiques et informations pertinentes en temps réel.

Après une présentation détaillée sur l’API,  le climat des affaires au Burundi et différentes services offerts en matière d’investissement par M. Esaie NTIDENDEREZA, Chef de Service Promotion des Investissements à l’API, les participants ont eu une petite séance d’échanges sur les modalités de collectes et échanges d’informations et ont été informés que la plate-forme servira de pépinière de réflexion entre API et les différents Ministères en vue d’assurer en permanence un service de qualité sur toute la chaîne de valeur directement liée à l’investisseur. A l’issue de l’atelier, des modalités de collaboration et de partenariat  entre les services de l’API et les différentes institutions ont été fixées.

D Da9R6XkAAnyDpLes participants

VISITE AFTERCARE AUPRES DES SOCIETES BUCECO ET TANGANYIKA MINING BURUNDI

VISITE AFTERCARE AUPRES DES SOCIETES BUCECO ET TANGANYIKA MINING BURUNDI

Le Directeur de l’Agence de promotion des Investissements (API) a effectué en date du 20 juin 2019 une visite aftercare auprès de deux sociétés ayant bénéficié des avantages du Code des Investissements implantées en Province Cibitoke, en l’occurrence les sociétés BUCECO et TANGANYIKA MINING BURUNDI.

Ce genre de visites de terrain, non seulement créent un climat de confiance entre les investisseurs et leur Agence, mais aussi donnent la vraie image de l’état de leur investissements et permettent à évaluer l’ampleur des efforts fournis.

L’idée maîtresse de ces visites « aftercare » est de :

- Se rendre compte de l’état des investissements déjà réalisés ;

- De s’assurer de la destination des biens exonérés

- Echanger sur les difficultés rencontrées éventuellement ;

- Trouver ensemble des voies de solution ;

- Récolter des informations pour un meilleur plaidoyer.

A Cibitoke dans l’entreprise BUCECO, le Directeur de l’API était accueilli par l’équipe de direction de la société et les échanges ont porté sur le projet de production de l’électricité par une centrale thermique à base de la tourbe d’un site de tourbière sis à Buyongwe en Province de Ngozi en vue d’assurer l’indépendance énergétique, non seulement à la société, mais aussi d’injecter le surplus de production au réseau national et aider ainsi au renforcement de la puissance de son réseau énergétique.

BUCM. Léonard SENTORE(3éme à partir de la gauche), Directeur de l'API en visite dans l'entreprise BUCECO

Comme investissement déjà réalisé, BUCECO a déjà construit les hangars et importé la majeure partie des chaudières de production de l’énergie équivalente à 4 MW qui sont stockées sur le site de Cibitoke, prêtes à être installées. Aujourd’hui, avec la révision de l’étude de la rentabilité de ce projet, il s’avère que la variante la plus plausible serait de les déménager à Buyongwe et de produire l’énergie directement au voisinage du terrain d’exploitation de la tourbe au lieu d’y fabriquer les briquettes quitte à ensuite les transporter jusqu’à la station de Cibitoke, ce qui coûterait bien plus chers pour un début de projet. La première phase consisterait en la production de 6 MW qui iront en augmentant jusqu’à 20 MW en deuxième phase et finalement réaliser la station de 4 MW sur le site habituel de Cibitoke. Les négociations sont en cours avec le ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines pour un cadre juridique adéquat.

A l’API, il a été demandé de les assister pour un meilleur plaidoyer à la réalisation de ce projet dans les plus brefs délais. Le Directeur leur a demandé de transmettre officiellement ces informations sur le changement du site du projet et la mise à jour du plan d’affaires.

La suite de la visite était réservée à l’entreprise TANGANYIKA MINING BURUNDI en commune de Mabayi où la visite du Directeur de l’API à l’usine de traitement de l’or était guidée par l’équipe technique de la société. La production battait son plein à l’usine et le Directeur de l’API s’est rendu, lui-même, compte de tout le cycle de transformation, depuis le recueil des gravas aurifères, leur broyage, leur lavage, leur séparation jusqu’à obtenir des poussières d’or qui seront finalement modelées en lingots d’or. Les boues  issues de cette transformation sont recueillies dans un bassin de retenu spécialement aménagé pour leur stockage en vue d’un traitement futur pour y extraire d’autres métaux comme le cuivre et l’argent.

TMBM. Léonard SENTORE(2éme à partir de la droite), Directeur de l'API en visite dans l'usine de TANGANYIKA MINING BURUNDI

Le défi majeur que les représentants de la société ont soulevé est la non disponibilité de l’Energie électrique de la REGIDESO qui entraine l’utilisation des groupes électrogènes consommant beaucoup de carburant et augmentant ainsi les coûts de production.

Le Directeur a promis de plaider pour que la REGIDESO puisse tirer une ligne jusqu’à l’usine; ce qui contribuerait à la minimisation des coûts et augmenterait les marges bénéficiaires que pourraient profiter à l’entreprise ainsi qu’à l’économie nationale. Il leur a été recommandé de construire dans un futur proche la partie restante de l’usine qui va traiter les boues contenant le cuivre et l’argent.