Table ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays

Table ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays

Ce mardi,15 septembre 2020, à l’Hôtel City Hill, le Centre for Development and Enterprises Great Lakes (CDE Grands Lacs) et l’Agence de Promotion des Investissements (API) ont organisé conjointement une Table Ronde sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays.

A titre d’information, le CDE Grands Lacs est un « Think Tank » créé en 2017 et qui réunit des hommes et des femmes de la Région des Grands Lacs ayant foi dans la liberté économique. Sa mission étant de réduire les obstacles à la prospérité et au développement économique et l’éradication de la pauvreté.

APICDETGMonsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif du CDE et Monsieur Serge NSABIMANA, représentant du Directeur de l’API, Monsieur Désiré MISHARITSE et 

Quant à l’API, sa mission principale étant la promotion des investissements, vecteur principal de la croissance économique du pays. Elle s’emploie quotidiennement à créer un environnement propice aux affaires, en proposant des réformes pour l’amélioration du climat des affaires.

De par ces missions qui concourent à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration du climat des affaires par l’attraction des investissements, c’est dans ce cadre qu’un partenariat a été conclu entre ces deux institutions dans le but de combiner les efforts afin d’atteindre ces objectifs qui convergent tous vers l’amélioration du climat des affaires et à garantir la liberté économique.

Il sied de rappeler aussi qu’en partenariat avec l’API, le CDE a organisé en date du 26 février 2020 un forum économique dénommé « MFASHAKUMENYA Forum ».

Ce dernier avait réuni les principaux représentants du Parlement, du Gouvernement, du monde des affaires, du monde universitaire, les leaders d’opinion, les représentants du secteur privé pour voir comment la liberté économique favorise la prospérité et le bien – être dans un pays donné.

Ce forum a, non seulement fourni la description la plus complète des politiques économiques du Burundi (forces et faiblesses) mais, surtout il a permis aux participants burundais d’apprendre comment se comporter face aux concurrents régionaux en matière de liberté économique et les meilleures pratiques de liberté économique qui pourraient être appliquées au Burundi dans le cadre de la promotion des investissements.

APICDETGPVue partielle des participants

De ce Forum, est né des Tables Rondes sur divers thèmes dont la présente et dernière sur les dépenses, impôts et entreprises. L’ouverture de cette table ronde a été réhaussée par Monsieur Serge NSABIMANA, représentant du Directeur de l’API, Monsieur Désiré MISHARITSE et Monsieur Aimable MANIRAKIZA, Directeur Exécutif du CDE.

Dans son mot d’accueil, le Directeur exécutif du CDE a indiqué que la table ronde s’inscrit dans le cadre du projet NFASHAKUMENYA et a pour but de développer et fournir des informations importantes sur chaque secteur et sur les stratégies et politiques qui créent la prospérité. Il a ensuite précisé que le CDE et l’API continueront à travailler en étroite collaboration dans le but de faciliter et de promouvoir des solutions locales pouvant aider à la création des opportunités d’investissement.

Le représentant du Directeur de l’API, dans son discours d’ouverture, a indiqué que les attentes de la présente Table Ronde reposent sur l’identification des forces et faiblesses inhérentes aux dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays ; la proposition des réformes innovantes pouvant améliorer le prélèvement d’impôts au Burundi et enfin, la proposition des voies et moyens d’améliorer les textes de lois et les règlements en matière d’impôts.

Après une présentation sur les dépenses, impôts et entreprises au service des investissements massifs et rentables pour notre pays, les participants ont effectué des travaux en groupes où ils ont répondu à des questions diverses en rapport avec le thème. Quelques recommandations ont été formulées et vont être soumises à l’autorité.

Signature du Mémorandum d’entente de partenariat entre l’API et BIJE

Signature du Mémorandum d’entente de partenariat entre l’Agence de Promotion des Investissements et la Banque d’Investissement pour les Jeunes au Burundi.

L’Agence de Promotion des Investissements (API) et la Banque d’Investissement pour les Jeunes au Burundi (BIJE) ont procedé à la cérémonie de signature de Mémorandum d’entente de partenariat. L’évenement s’est déroulé dans la matinée du jeudi 10 septembre 2020 dans les enceintes de la BIJE, au centre-ville de la Capitale Politique, GITEGA. Etaient présents les dirigeants des deux institutions, Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API et Monsieur Sixte NIYUHIRE, Administrateur Directeur Général de la BIJE. Les hauts cadres des deux établissements publics et les représentants des médias étaient aussi présents. L’objectif de cette cérémonie était de porter à la connaissance de l’opinion publique de la volonté de l’API et de la BIJE à travailler main dans la main vers la réalisation effective de leurs missions respectives de promotion des investissements en général, de promotion et de soutien à l’entreprenariat des jeunes, en particulier.

Il convient de rappeler que l’API a été créée par décrét N° 100/177 du 19 octobre 2009 avec pour missions principales la promotion des investissements et des exportations, l’appui et l’assistance aux investisseurs ainsi que la mise en place et la consolidation des réformes pour l’amélioration du climat des affaires. Autrement dit, l’Agence procède au jour le jour à l’immatriculation des sociétés parmi lesquelles on dénombre une part grandissante des sociétés créées par des jeunes. Elle est aussi chargée de la mise en application minutieuse du Code des Investissements en délivrant aux entreprises des certificats d’éligibilité aux avantages tel que prescrit par le Code des Investissements du Burundi. L’Agence s’attèle également aux activités d’appui aux jeunes entrepreneurs à travers la formation en techniques d’élaboration des plans d’affaires bancables et par des campagnes de sensibilisation à l’entreprenariat dans les universités et les associations des jeunes.

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Pour sa part, la genèse de la création de la BIJE émane de la conférence nationale de la jeunesse tenue en date du 31 mars au 1er avril 2016, au cours de laquelle Son Excellence Monsieur le Président de la République de l’époque, avait promis la création d’une banque dédiée au financement des projets de développement initiés par des jeunes organisés en associations, en coopératives ou en entreprises, en vue de reduire le chômage et la pauvreté au sein de la catégorie importante de la population. La promotion de l’emploi à travers la lutte contre le chômage des jeunes constitue aussi l’une des priorités du Gouvernement actuel “Reta Mvyeyi, Reta Nkozi”.

La BIJE aura à financer les projets bien élaborés, gérés par les jeunes ayant acquis une formation en matière de gestion des projets et entreprises et/ou une certaine expérience dans le domaine de leur activité. La Banque accompagnera les jeunes afin de leur permettre d’acquérir des connaissances dans la gestion de la croissance, la gestion des clients et fournisseurs, la fiscalité. Autrement dit les jeunes seront formés à la gestion de l’entreprise et de la relations avec ses partenaires.

DSC 0101 01Monsieur Sixte NIYUHIRE, Administrateur Directeur Général de la BIJE et Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API signant le MoU

Le Mémorandum d’entente de partenariat entre la BIJE et l’API concourt aux mêmes objectifs. En effet, il s’inscrit en ligne directe des préoccupations quotidiennes des deux institutions dans le sens où l’API, à travers ses services, elle œuvre pour la création de l’emploi et le développement économique. La BIJE dans son statut d’établissement financier du Gouvernement, œuvre également dans l’objectif de répondre aux besoins de financement des projets d’investissement des jeunes, dans la logique de promouvoir l’entrepreneuriat et la création des emplois. Les deux institutions ont donc en commun la promotion des investissements des jeunes, la création de l’emploi et la lutte contre la pauvreté. Dans un cas ou dans un autre, c’est la jeunesse burundaise qui est à l’honneur ou plutôt, elle est au cœur des préoccupations du Gouvernement représenté par Son Excellence le Président de la République du Burundi, Général Major Evariste NDAYISHIMIYE, qui, dans son message de prise de fonctions, rappelait ses priorités et indiquait clairement que l’avenir du pays repose sur sa jeunesse.

Le partenariat entre l’API  et la BIJE arrive donc comme une réponse à l’appel du Chef de l’Etat et à la préoccupation du Gouvernement car les deux institutions vont travailler en synergie, coopérer étroitement et se consulter sur les questions d’intérêt mutuel visant à promouvoir les investissements et l’entreprenariat des jeunes burundais et leur accompagnement.

DSC 0131 01Photo de famille

Dans cette perspective, l’API et la BIJE vont organiser très prochainement deux ateliers d’information sur les opportunités d’investissement, l’entreprenariat, la rédaction du plan d’affaires bancable et les facilités d’investissement qu’offre la Banque des Jeunes. L’objectif visé est de préparer la jeunesse à l’entreprenariat, les sensibiliser pour une meilleure utilisation possible des fonds de la Banque d’investissement pour les jeunes. Les deux institutions s’attendent à un sursaut national des jeunes à se lancer avec engouement dans l’entreprenariat.

Avant de conclure la cérémonie, l’API et la BIJE ont lancé un appel vibrant aux organisations oeuvrant en faveur des objectifs similaires d’entreprenariat, de la promotion et d’accompagnement de jeunes, d’entrer en contact avec la Banque afin d’élaborer des cadres de collaboration adéquats au profit de l’emploi des jeunes.

Enfin, les deux institutions ont remercié le Gouvernement et Son Excellence Général Major Evariste NDAYISHIMIYE, le Président de la République du Burundi, qui ne ménagent aucun effort en faveur du développement en général et celui de la jeunesse en particulier.

Bâtir un réseau d’appui aux producteurs horticoles pour augmenter les volumes de productions et la qualité de l’offre exportable

Bâtir un réseau d’appui aux producteurs horticoles pour augmenter les volumes de productions et la qualité de l’offre exportable.

En date du 21 août 2020, les institutions publiques et structures privées à vocation d’appui au développement du secteur de l’horticulture ont signé, dans une réunion tenue à Best Outlook Hotel à Bujumbura, un Mémorandum d’Entente en vue de mettre en place un cadre légal de collaboration au sein d’une structure qui réunit tous les intervenants, appelée « Plateforme ».

DIRDr Théodomire RISHIRUMUHIRWA, Vice-Président Chambre Sectorielle Agribusiness(CFCIB) et Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API lors de l'ouverture

Selon le Mémorandum d’Entente , la composition actuelle de la Plateforme est la suivante : l’Agence de Promotion des Investissements API, la Direction de la Promotion des Filières Agricoles et des Produits Forestiers non Ligneux (DFAPFNL), la Direction de la protection des végétaux(DPV), la Chambre Fédérale du Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB), le Comité National SPS, l’Alliance des Coopératives Rurales du Burundi (ALCORU), l’Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (ADISCO), l’Interprofession des Fruits du Burundi (IPFB), et le Forum des Producteurs Agricoles du Burundi (FOPABU) ayant répondu présent  à  la réunion de mise en place d’une Plateforme de professionnels chargés de l’encadrement des producteurs du secteur horticole.

Rappelons que la mise en place de cette Plateforme est une initiative de l’Agence de Promotion des Investissements (API), spécialement dans ses missions de promotion des exportations.

PAR1Les participants à la réunion

En effet, la fonction de promotion des exportations, assurée par le service de promotion des exportations. fait appel à une pluralité d’activités qui s’étendent de la recherche et le développement de l’offre exportable ,à la facilitation des exportations et à l’accompagnement des exportateurs à travers des actions d’appui et de conseils techniques, a souligné Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API dans son allocution d’ouverture.

Il a indiqué que c’est dans cette optique que l’API a pris cette initiative de réunir différents intervenants à tous les maillons de la chaîne de valeur horticole afin d’assurer l’encadrement et les appuis nécessaires à tous les niveaux.

Notons donc que les missions de la Plateforme sont transversales et qu’elles font appel à une pluralité des compétences pour mieux répondre aux besoins qui se situent au niveau tant en amont qu'en aval.

Cette réunion de signature de mémorandum d’entente a connu la participation des structures et institutions membres de ladite Plateforme, mais aussi la participation des responsables des projets de développements ayant entre autres des missions similaires à celles de la Plateforme. Il s’agissait de l’Ambassade de la Belgique, l’ONG Spark, MARK UP et le Projet de Développement Local et de l’Emploi (PDLE).

PAR2Les participants à la réunion

En tenant compte que ces projets s’intéressent aussi au développement de l’horticulture, l’API a sollicité les responsables qui étaient présents, la collaboration avec la Plateforme en matière d’appui financiers et d’expertise d’encadrement.

En marge de cette réunion, un espace pour l’exhibition des produits horticoles et ses dérivés avait été réservé, ce qui a démontré une fois de plus que le Burundi dispose d’un grand potentiel dans le secteur sous examen.

Les différents exposés par les membres de la Plateforme et des horticulteurs ont aussi accentué les potentialités du secteur de l’horticulture en termes de production et des marchés d’exportation. En effet, il a été remarqué que le Burundi regorge des capacités de développer un certain nombre de filières horticoles comme l’avocat, l’ananas, la pomme, les fleurs, le maracuja, la mangue, les tomates, les oranges, la mandarine, sans oublier les dérivés de ce secteur à savoir, l’huile d’avocat, fruits séchés, et jus.

Néanmoins, les différents acteurs ont reconnu l’existence des défis qui handicapent encore l’essor du secteur de l’horticulture. Tenant compte de ces derniers, des recommandations urgentes en vue de soutenir le développement des filières horticoles tournées à l’exportation ont été formulées. Il s’agit de :

  • Renforcer le soutien et la volonté politique ;
  • Plaider pour la subvention de l’horticulture ;
  • Renforcer les appuis techniques : Encadrement/formations ;
  • Organiser des actions de prospection et échange d’expérience à l’étranger ;
  • Renforcer l’approche : Marché d’écoulement avant la production ;
  • Faciliter l’accès aux produits efficaces de lutte contre la mouche de la mangue ;
  • Relancer le mouvement bio, marchés de niche ;
  • Considérer l’exonération des emballages et subvention du transport ;
  • Créer un guichet unique d’octroi des documents à l’exportation.

Cet événement a été clôturé dans un climat d’ambiance et d’enthousiasme dans l’espoir de décrocher le soutien du Gouvernement et des autres intervenants quitte à pouvoir assurer la mise en œuvre des recommandations pour développer des exportations horticoles sur le court terme.

MOULes intervenants au développement et à la promotion des exportations du secteur horticole après la signature du Mémorandum d'entente

                                                                                                   

Table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires

Table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires

En date du 21 juillet 2020, l’API, en collaboration avec le CDE, a organisé, à l’Hôtel Emeraude de Bujumbura, une table ronde autour du thème « Réglementation du crédit, du travail et des affaires ».

L’API en tant que la structure gouvernementale chargée de la facilitation des affaires, s’emploie quotidiennement à créer un environnement propice aux affaires en proposant des réformes pour l’amélioration du climat des affaires. Quant au CDE, il vise la réduction des obstacles à la prospérité, au développement économique et l’éradication de la pauvreté, en proposant des politiques qui prônent la liberté économique.

DSC 0008M. Désiré MUSHARITSE, Directeur de l'API à l'ouverture de la table ronde

De leurs missions, l’API et le CDE concourent toutes à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration du climat des affaires par l’attraction des investissements. C’est dans ce cadre qu’un partenariat a été conclu entre ces deux institutions et que plusieurs activités sont régulièrement initiées. La dernière étant la table ronde sur la réglementation du crédit, du travail et des affaires.

Il importe de rappeler qu’une bonne réglementation du crédit, du travail et des affaires est gage de prospérité d’un pays. En effet, elle va permettre l’investissement, la création de l’emplois et de la richesse mais aussi rendre possible l’épargne qui va permettre d’accroître et d’étendre l’investissement en vue d’une augmentation de la production.

Au Burundi, le crédit accordé au privé est minime, comparé au total des crédits octroyés par les banques. En outre, par rapport au marché du travail, le Fraser Institute estime que même si la règlementation du travail est bonne, il reste certains obstacles au recrutement et au licenciement, ce qui peut être un frein à l’embauche. Quant à la règlementation des affaires, il est à noter que le Gouvernement du Burundi, à travers l’API, a allégé les procédures de création et d’enregistrement des entreprises mais des efforts doivent être faits pour alléger les formalités administratives très longues et coûteuses notamment en matière fiscale.

Sur base des pistes de réflexion du consultant, les participants ont identifié les forces et les faiblesses inhérentes à la réglementation du crédit alloué au secteur privé ; la réglementation du travail en matière d’embauche et de licenciement et enfin, les voies et moyens de promouvoir les affaires au Burundi.