Songa Energy élargit

Songa Energy veut élargir l'accès à l'électricité au Burundi

  Songa Energy est une entreprise dite SPRL (Société Personnelle à Responsabilité Limitée). Elle est enregistrée au Burundi et aux États-Unis. Pour le moment, cette société se propose de développer des petites centrales hydroélectriques dans les zones rurales du sud-ouest du Burundi. C’est un projet qui vise à fournir de l’électricité aux centaines de milliers de foyers et de sociétés opérant dans cette partie du pays.

 Selon Monsieur Dan Brose, président-fondateur de Songa Energy, le Burundi présente toutes les opportunités pour un investissement hydroélectrique. Il cite notamment le relief montagneux accompagné de bons débits des rivières, une faible population qui a accès à l'énergie électrique (seulement 6.5%[i] en 2012) ainsi que des institutions avec lesquelles il a collaboré et dont il apprécie l’appui : le Ministère de l’Energie et des Mines, l’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API), la REGIDESO et les élus des communautés locales.

 M. Brose poursuit en affirmant que son entreprise a travaillé au cours de la première moitié de 2015 pour établir ses activités au Burundi. L’aide de l'API et de son personnel hautement qualifié lui a été d'une importance cruciale. ‘’Ils ont toujours été disposés à nous aider pour n’importe quelle question. Leur connaissance technique en appui et accompagnement des investisseurs nous a aidé à réussir’’, se réjouit-il.

 Songa Energy finalisera les études de faisabilité, les négociations foncières et autres accords au cours de cette deuxième moitié de 2015. La construction de la première centrale hydroélectrique est prévue au début de 2016.

 Par ailleurs, il convient de noter que M. Brose n’est pas un apprenti. Cet Ingénieur – innovateur est né au Burundi. C’est un entrepreneur chevronné possédant une expérience éprouvée dans la mise en place et la direction des entreprises qui prospèrent dans un environnement complexe notamment au Burundi, au Rwanda et en République Démocratique du Congo.

 

M. Dan Brose en visite de la centrale hydroélectrique Nyemanga sur la rivière Siguvyaye à Bururi

[i] http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EG.ELC.ACCS.ZS

Le palmier à huile

Le palmier à huile : une culture à énormes potentialités d’exportation

En date du 28 Juillet 2015, l’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API) a été invitée par l’Association pour la Promotion des Palmiculteurs du Burundi (APROPABU) dans un atelier de restitution d’une étude diagnostique de la filière Palmier à Huile. Comme il a été remarqué au cours d’un exposé du consultant, M. Astère SIMBASHIZWEKO, ayant réalisé cette étude, le palmier à huile a, depuis les années 1983, été envisagé comme pouvant s’ajouter aux traditionnelles cultures d’exportation notamment le café, le coton et le thé. Cependant, malgré beaucoup de projets développés pour promouvoir le développement du palmier à huile, le Burundi n’a cessé d’importer de grandes quantités d’huiles végétales, ce qui témoigne une faible production locale. La même étude précise qu’il existe un effectif important de palmiers improductifs (48% du verger) en raison de leur vieillesse (plus de 25 ans) ou de leur trop jeune âge (moins de 5 ans). Tout cela explique l’impérieuse nécessité de développer le sous-secteur.

L’API et l’APROPABU s’accordent à dire qu’il est important de plaidoyer auprès de l’Etat et promouvoir la filière palmier à huile afin d’y attirer les investisseurs. Parmi les innombrables opportunités, on peut citer la disponibilité des terres pour la replantation et l’extension des palmeraies ; la multiplication des semences ; l’amélioration des connaissances techniques sur la culture du palmier à huile ; la modernisation de l’entretien des champs de palmeraies et le système de production, transformation, conservation et conditionnement. D’autres domaines de la filière palmier à huile qui méritent une amélioration sont notamment : la disponibilité, la collecte et le transport de la fumure organique pour permettre une efficace fertilisation des champs ; la disponibilité des produits phytosanitaires et la formation approfondie sur leur utilisation ; sans oublier l’amélioration des pistes d’accès aux palmeraies devenues impraticables dans certaines localités. Il convient de souligner que le palmier à huile est cultivé dans 10 provinces de basse altitude sur les 19 que compte désormais le pays.

‘’Il est impérieux de promouvoir et développer la filière palmier à huile pour compléter les produits exportables, renflouer les moyens de l’Etat en devises et surtout améliorer les ressources en revenu des producteurs du palmier ’’, insiste M. Esaïe Ntidendereza, Chef de Service Promotion des Investissements et Communication à l’API. Lui qui a participé à l’atelier de restitution de l’étude diagnostique de la filière palmier à huile témoigne que cette culture est spéciale en ce sens qu’elle peut générer un revenu estimé à 2.7 million de FBU, que le palmier renferme plusieurs produits dérivés et qu’aucun dérivé n’est sans importance. ‘’Tout est transformé : après avoir extrait de l’huile, il y a ensuite la fabrication des savons, des boissons et autres dérivés’’, témoigne-t-il.

La BRB accorde un mois supplémentaire de cours légal pour les anciens billets remplacés

La BRB accorde un mois supplémentaire de cours légal pour les anciens billets remplacés

Faisant suite aux différents communiqués diffusés par la Banque de la République du Burundi (BRB) annonçant qu’à partir du 29 juillet 2015, les anciens billets de 500, 2000, 5000 et 10.000 francs burundais n’auront plus cours légal, la BRB porte à la connaissance du public que, dans le but de faciliter la tâche à ceux qui n’auraient pas pu remettre dans les délais les anciens billets remplacés, cette date est prolongée d’un mois.

Ainsi, jusqu’au 29 août 2015, ces billets gardent leur cours légal, c’est-à-dire qu’ils continuent à être utilisés dans toutes les transactions, ainsi donc la double circulation est toujours en vigueur.

Par ailleurs, quiconque serait encore en possession de ces anciens billets en cours de remplacement peut les échanger auprès de la poste, de n’importe quelle banque ou institution de microfinance, sans commission.

La BRB précise qu’après le 29 août 2015, l’échange de ces billets ne sera possible qu’auprès de ses agences à Bujumbura, à Ngozi ou à Gitega.

En ce qui concerne les nouveaux billets, ils sont reconnaissables à l’œil nu ou au toucher pour les malvoyants, d’autres à la loupe, d’autres à la lumière, tandis que d’autres caractéristiques sont réservées à la BRB.

Ainsi, chaque coupure se distingue par des thèmes différents et une couleur spécifique :

  • Le billet de BIF  500 est de couleur orange claire,
  • Le billet de BIF 2000 est de couleur rose claire,
  • Le billet de BIF 5.000 est de couleur bleu ciel,
  • Le billet de BIF 10.000 est de couleur jaune claire.

Outre les signes traditionnels (l’écusson du Burundi, les signatures des Gouverneurs de la BRB et le numéro du billet), on retrouve sur ces nouveaux billets les principales sécurités ci-après:

  • un fil de sécurité métallique à fenêtres, incorporé dans le papier, avec des têtes de génisse et les lettres « BRB » ;
  • une sécurité avec un effet progressif de changement de couleurs quand le billet est incliné (se trouvant vers l’extrémité droite du recto du billet);
  • un signe pour malvoyants fait d’une zone tactile facilement reconnaissable depuis les deux faces du billet ;
  • un filigrane visible à la lumière et représentant l’un des deux héros nationaux (soit le Prince Louis Rwagasore, soit le Président Melchior Ndadaye) ;
  • une image de poisson qui apparaît par transparence, visible sur les deux faces du billet.

Au-delà de ces sécurités, chaque billet se caractérise au recto par le drapeau national et un animal particulier, ainsi qu’au verso par le logo de la BRB et la carte du Burundi qui renferme une image symbolisant une activité économique des Burundais.

Doing Business 2016

Doing Business 2016 : Dix Nouvelles Réformes pour stimuler l’investissement au Burundi

Sous le haut patronage de son Excellence le Deuxième Vice-Président de la République, le Secrétariat Exécutif des Réformes Doing Business au Burundi en collaboration avec l’Agence burundaise de Promotion des Investissements (API), a organisé en date du 7 avril 2015, un atelier de présentation du Rapport préliminaire Doing Business 2016. Il était question de présenter l’état des lieux de l’exécution des objectifs du plan d’action conçu par différents groupes techniques de travail sur les réformes à mettre en place avant le 31 mai 2015 et qui feront objet d’évaluation par la Banque Mondiale, à Washington.

Selon M. Antoine KABURA, Directeur de l’API, les réformes initiées visent, une fois de plus, la réduction des délais, des procédures, des coûts ainsi que la mise en place d’un cadre réglementaire, dans l’optique de non seulement faciliter l’investissement au Burundi mais surtout prévoir un meilleur classement dans le Rapport Doing Business 2016.

Dans son discours de circonstance, le Deuxième Vice-Président de la République a, de son côté, rappelé que depuis 2010, date de début des réformes importantes au Burundi, l’impact est appréciable dans beaucoup de domaines notamment en matière de stimulation de l’esprit d’entreprenariat et d’initiation des investissements, la conversion progressive de l’économie informelle vers l’économie formelle, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la corruption et autres infractions connexes ainsi que la création d’emplois qui demeure une grande priorité du Gouvernement. S.E Gervais RUFYIKIRI a cependant indiqué que malgré ces résultats plus qu’encourageants, des efforts sont toujours à consentir dans plusieurs domaines afin que les retombées économiques et sociales soient plus visibles. Il a par la suite invité les acteurs impliqués dans ce processus de réformes à continuer à proposer des réformes à initier sur la majorité des indicateurs pour le bénéfice de la promotion des investissements et d’un secteur privé dynamique, principal vecteur de la création d’emplois et moteur du développement.

Afin de convaincre les évaluateurs de la Banque Mondiale à Washington, le Deuxième Vice-Président de la République a indiqué qu’il est important que le rapport final puisse contenir les statistiques clairs et précis spécialement à propos d’importantes réformes terminées et celles en cours.

Quant à l’API, le Deuxième Vice-Président de la République recommande que cette Agence puisse initier des stratégies d’aider les entreprises qui s’installent à pouvoir survivre afin de servir longtemps le pays ; car en effet, ‘’la vie d’une nation n’est pas une journée’’, conclut-il.

A propos des dix importantes réformes entamées cette année, nous pouvons citer entre autres:

  • L’introduction d’un Formulaire unique de création d’Entreprises qui sera bientôt disponible au sein du Guichet Unique de Création d’Entreprises ;
  • La mise en place d’un seul interlocuteur au niveau du Guichet Unique de création d’Entreprises qui sera la seule personne responsable d’octroyer les documents nécessaires ;
  • La réorganisation du Guichet Unique de Permis de Construire dans le but de réduire les délais ;
  • La mise en place d’un seul interlocuteur au Guichet Unique d’Octroi du Permis de Construire situé à l’ancien Immeuble du Ministère des Finances, afin de réduire les procédures; 
  • La mise en place des contrats type d’achat et vente immobilière ;
  • La mise en place des Centres de gestions agrées afin de permettre l’autoévaluation des contribuables ;
  • La réduction des coûts de péage dans le circuit du système transfrontalier ;
  • Le déploiement des vérificateurs en Douane à Dar Es Salam qui réduirait les délais de dédouanement des marchandises burundaises ;
  • Le lancement du Guichet Unique électronique pour       les transactions commerciales.
  • La mise en place d’un cadre réglementaire ou révision de certaines loi, à savoir : le suivi du Projet du Code de l’urbanisme et de la construction, le suivi de l’adoption de la Loi portant réorganisation du secteur de l’électricité ; suivi du Projet de Loi sur les sûretés mobilières ; suivi de la mise en place d’un cadre légal sur le Bureau de Crédit, ainsi que le suivi du Projet de Loi sur l’insolvabilité.