De l’abolition définitive des emballages en plastique

De l’abolition définitive des emballages en plastique

En dates du 27 au 28 octobre 2020, l’Agence de Promotion des Investissements (API) a organisé un salon de l’emballage aux enceintes du Palais des Arts à Bujumbura. L’animation de cet événement a été faite sous le haut patronage de son Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA qui a réhaussé les cérémonies d’ouverture, en compagnie du Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API), Monsieur Désiré MUSHARITSE et un Représentant du Maire de la ville de Bujumbura, Monsieur Christophe KINSHASA.

ouvDe gauche à Droite: Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements (API),  Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA et Monsieur Christophe KINSHASA, Représentant du Maire de la ville de Bujumbura lors des cérémonies d’ouverture.

D’une pierre deux coups ! Animé sous le thème « Emballage adéquat : opportunité d’affaire, conformité aux normes d’exportation et de l’environnement », ce salon aura permis à ces deux institutions publiques non seulement de réaliser des actions de promotion du secteur de l’emballage mais aussi de vulgariser l’Ordonnance Ministérielle conjointe no 750/540/710/1510 du 12/10/2020 portant objet de mise en application effective du Décret no 100/099 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets et autres emballages en plastique du 08/08/2018.

minExcellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA donnant un point de presse.

Pour assurer la mise en application effective, les dispositions de ladite Ordonnance prévoient entres autres des sanctions pour quiconque se rendra coupable de la violation dudit Décret réglementant l’utilisation des emballages en plastique.  Les montants d’amande infligés aux sujets, qui importent, qui fabriquent, qui commercialisent ou qui utilisent des sachets en plastique varient respectivement de 25 à 50 millions ; 12 à 25 millions ou 2 à 5 milles FBU.

S’agissant de la promotion des sociétés de fabrication des emballages biodégradables, 9 sociétés ont répondu avec enthousiasme à l’exposition des emballages produits localement. Lors des visites, les participants au salon ont réalisé que les 9 sociétés ont déjà fournis des efforts remarquables dans la production des emballages biodégradables de substitution des emballages en plastique en abolition.

A cet égard, son Excellence Monsieur le Ministre a profité pour démontrer aux commerçants l’existence des produits de substitution. Dorénavant personne ne devrait continuer à utiliser les emballages en plastiques sous prétexte de manque d’emballages adéquats, a précisé Monsieur le Ministre.

visiteVisite de stands de l'Excellence le Ministre de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, Monsieur Déo Guide RUREMA

Néanmoins il s’observe encore très peu d’investisseurs dans la fabrication des emballages biodégradables pouvant contenir des produits liquides (bouteilles) et pharmaceutiques. Pour parer à cette lacune la loi prévoit une procédure selon laquelle les opérateurs économiques pourront importer des emballages en plastiques pour lesquels il n’est pas encore possible de les trouver sur le marché local, moyennant un plan de gestion des déchets qui préserve la sauvegarde de l’environnement.

En outre, les investisseurs ont été invités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour profiter des opportunités d’investissement dans ces types d’emballage où il y a encore moins de concurrents. En effet la mise en œuvre effective de la loi sous analyse crée ainsi une opportunité de marché sans égal car les sociétés burundaises et les consommateurs n’auront pas d’autre recours prioritaire que celui des emballages biodégradables produits localement.

En marge de l’exposition, il a été tenu un atelier animé par des personnes ressources du Ministère ayant l’environnement dans ses attributions, l’API et le Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de la Qualité (BBN). Les Thématiques traitées consistaient à sensibiliser davantage sur les impacts négatifs des emballages en plastique, sur l’environnement et la santé humaine, les contraintes au niveau de l’industrie et du commerce dues à l’utilisation des emballages hors norme. Les orateurs n’ont pas manqué également à souligner que le secteur de l’emballage au Burundi offre des opportunités d’investissements et ont lancé un appel vibrant aux investisseurs potentiels de ne pas tarder à les explorer dans les meilleurs délais.

Les cérémonies de clôture ont été marquées par des interventions des représentants des sociétés de fabrication des emballages qui en ont profité pour démontrer leurs capacités de production, les perspectives et des plaidoyers visant le soutien pour un développement durable.