Bâtir un réseau d’appui aux producteurs horticoles pour augmenter les volumes de productions et la qualité de l’offre exportable

Bâtir un réseau d’appui aux producteurs horticoles pour augmenter les volumes de productions et la qualité de l’offre exportable.

En date du 21 août 2020, les institutions publiques et structures privées à vocation d’appui au développement du secteur de l’horticulture ont signé, dans une réunion tenue à Best Outlook Hotel à Bujumbura, un Mémorandum d’Entente en vue de mettre en place un cadre légal de collaboration au sein d’une structure qui réunit tous les intervenants, appelée « Plateforme ».

DIRDr Théodomire RISHIRUMUHIRWA, Vice-Président Chambre Sectorielle Agribusiness(CFCIB) et Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API lors de l'ouverture

Selon le Mémorandum d’Entente , la composition actuelle de la Plateforme est la suivante : l’Agence de Promotion des Investissements API, la Direction de la Promotion des Filières Agricoles et des Produits Forestiers non Ligneux (DFAPFNL), la Direction de la protection des végétaux(DPV), la Chambre Fédérale du Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB), le Comité National SPS, l’Alliance des Coopératives Rurales du Burundi (ALCORU), l’Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (ADISCO), l’Interprofession des Fruits du Burundi (IPFB), et le Forum des Producteurs Agricoles du Burundi (FOPABU) ayant répondu présent  à  la réunion de mise en place d’une Plateforme de professionnels chargés de l’encadrement des producteurs du secteur horticole.

Rappelons que la mise en place de cette Plateforme est une initiative de l’Agence de Promotion des Investissements (API), spécialement dans ses missions de promotion des exportations.

PAR1Les participants à la réunion

En effet, la fonction de promotion des exportations, assurée par le service de promotion des exportations. fait appel à une pluralité d’activités qui s’étendent de la recherche et le développement de l’offre exportable ,à la facilitation des exportations et à l’accompagnement des exportateurs à travers des actions d’appui et de conseils techniques, a souligné Monsieur Désiré MUSHARITSE, Directeur de l’API dans son allocution d’ouverture.

Il a indiqué que c’est dans cette optique que l’API a pris cette initiative de réunir différents intervenants à tous les maillons de la chaîne de valeur horticole afin d’assurer l’encadrement et les appuis nécessaires à tous les niveaux.

Notons donc que les missions de la Plateforme sont transversales et qu’elles font appel à une pluralité des compétences pour mieux répondre aux besoins qui se situent au niveau tant en amont qu'en aval.

Cette réunion de signature de mémorandum d’entente a connu la participation des structures et institutions membres de ladite Plateforme, mais aussi la participation des responsables des projets de développements ayant entre autres des missions similaires à celles de la Plateforme. Il s’agissait de l’Ambassade de la Belgique, l’ONG Spark, MARK UP et le Projet de Développement Local et de l’Emploi (PDLE).

PAR2Les participants à la réunion

En tenant compte que ces projets s’intéressent aussi au développement de l’horticulture, l’API a sollicité les responsables qui étaient présents, la collaboration avec la Plateforme en matière d’appui financiers et d’expertise d’encadrement.

En marge de cette réunion, un espace pour l’exhibition des produits horticoles et ses dérivés avait été réservé, ce qui a démontré une fois de plus que le Burundi dispose d’un grand potentiel dans le secteur sous examen.

Les différents exposés par les membres de la Plateforme et des horticulteurs ont aussi accentué les potentialités du secteur de l’horticulture en termes de production et des marchés d’exportation. En effet, il a été remarqué que le Burundi regorge des capacités de développer un certain nombre de filières horticoles comme l’avocat, l’ananas, la pomme, les fleurs, le maracuja, la mangue, les tomates, les oranges, la mandarine, sans oublier les dérivés de ce secteur à savoir, l’huile d’avocat, fruits séchés, et jus.

Néanmoins, les différents acteurs ont reconnu l’existence des défis qui handicapent encore l’essor du secteur de l’horticulture. Tenant compte de ces derniers, des recommandations urgentes en vue de soutenir le développement des filières horticoles tournées à l’exportation ont été formulées. Il s’agit de :

  • Renforcer le soutien et la volonté politique ;
  • Plaider pour la subvention de l’horticulture ;
  • Renforcer les appuis techniques : Encadrement/formations ;
  • Organiser des actions de prospection et échange d’expérience à l’étranger ;
  • Renforcer l’approche : Marché d’écoulement avant la production ;
  • Faciliter l’accès aux produits efficaces de lutte contre la mouche de la mangue ;
  • Relancer le mouvement bio, marchés de niche ;
  • Considérer l’exonération des emballages et subvention du transport ;
  • Créer un guichet unique d’octroi des documents à l’exportation.

Cet événement a été clôturé dans un climat d’ambiance et d’enthousiasme dans l’espoir de décrocher le soutien du Gouvernement et des autres intervenants quitte à pouvoir assurer la mise en œuvre des recommandations pour développer des exportations horticoles sur le court terme.

MOULes intervenants au développement et à la promotion des exportations du secteur horticole après la signature du Mémorandum d'entente