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Transport

Le Burundi est conscient d’occuper une position stratégique par rapport aux différentes communautés économiques (CEAC, COMESA, CEPGL, EAC) et que pour le moment, le gros de ses importations et exportations passent par la route. Déjà à ce stade, le Burundi s’efforce de servir de plaque tournante dans le commerce de la sous-région (produits en provenance des ports kenyans ou tanzaniens vers l’Est de la RDC).

Transport interne (des personnes et des biens) :

Pour le moment l’Etat, à travers l’OTRACO, participe au transport des personnes en ville comme vers l’intérieur du pays. OTRACO a créé aussi des lignes de transport des personnes vers Kigali, Kampala et Dar es salaam.
Mais les particuliers s’organisent pour créer des agences de transport de personnes en ville et vers les différents coins du pays. Des compagnies burundaises ou sous-régionales investissent déjà le marché de transport des personnes par bus de Bujumbura vers Kigali, Kampala, Nairobi et Dar es salaam. Les créneaux dans ce secteur demeurent multiples et prometteurs.

Le transport des marchandises est un grand marché. Le Burundi importe beaucoup de l’étranger et les denrées transitent par les ports de Dar es salaam et Mombasa.

  • Il faut de gros camions en bon état pour supporter le paysage des collines ;
  • Il faut des camions frigorifiques pour le transport des produits de la pêche ;
  • Il faut des chambres froides pour le stockage des fruits et légumes ;

Transport lacustre

L’objectif est d’arriver à faire du port de Bujumbura un grand centre d’affaires avec une gare et une connexion au réseau de chemin de fer. Le dragage du port de Bujumbura réalisé avec l’appui de la Belgique pour permettre aux grands bateaux d’accoster, augure d’investissements consistants pour doter le pays d’un hinterland national

Les opportunités d’investissements

  • Le renforcement de la sécurité sur le lac par le développement de la communication des moyens de secours.
  • Amélioration du système de chargement automatisé dans le port de Bujumbura et son élargissement aux gros bateaux porte-conteneurs et autres bateaux pour passagers.
  • La réhabilitation des ports de Bujumbura et de Rumonge.
  • Installation d’une chaine de froid au port de Bujumbura.
  • Amélioration des services de transport de passagers et de marchandises sur le lac Tanganyika

Transport aérien

La compagnie nationale Air Burundi (maintenant sans avion en activité) dispose des droits de trafic vers bien des capitales africaines et européennes. Air Burundi vend les billets d’avion et assiste les passagers dans les formalités d’embarquement à l’aéroport international de Bujumbura. Air Burundi cherche à acquérir des avions en leasing.

La société publique SOBUGEA s’occupe de l’assistance au sol des avions passagers et cargo (chargement, déchargement, stockage). Cette grande société a besoin de capitaux et des équipements pour s’agrandir.

Les investisseurs peuvent contacter la direction de la SOBUGEA pour des partenariats (possibilités de devenir des associés).

Opportunités d’exploitation dans le transport maritime

  • Sous exploitation des liaisons au niveau de la sous région (Tanzanie, Ouganda, RDC et Zambie)
  • Réhabilitation et extension des pistes d’aviation, de la tour de contrôle et de l’aérogare
  • Installation d’une chaine du froid à l’aéroport de Bujumbura.

Bâtiments et Travaux Publics

Le Gouvernement du Burundi loue la plupart de ses bureaux. Les loyers absorbent des sommes faramineuses, autour de 12 milliards de francs chaque année. La politique du Gouvernement est d’arriver à construire ses propres bâtiments grâce à son budget annuel d’investissement. Ce même budget va être mis à contribution pour financer d’autres infrastructures comme les barrages hydroélectriques, les hôpitaux et surtout la transformation de la ville de Gitega en capitale politique du pays (siège du parlement, des ministères et logements des fonctionnaires).

La location des engins de construction et d’aménagement du territoire, les travaux d’ingénierie constituent ici des opportunités d’investissement ; chaque année, le marché des infrastructures publiques lance pas mal de projets à réaliser à travers des appels d’offres (voir : Direction Nationale des Marchés Public).

Education

 

Depuis 2005, l’enseignement primaire est gratuit au Burundi. Il s’agit d’une volonté ferme du Gouvernement de rattraper le retard et de combler le déficit en esprits éveillés après les hécatombes qu’a connues le pays et qui lui ont privé d’un nombre important d’élites.

L’autre défi consiste à redorer l’image de l’enseignement (public et privé) du Burundi. Par le passé, les écoles burundaises étaient réputées les meilleures de la sous-région de par la qualité des programmes, la rigueur et la discipline des enseignants et des élèves.

Pays au taux d’analphabétisme très élevé, le Burundi met désormais un accent particulier sur le secteur de l’enseignement et de la formation. A travers le pays, les écoles primaires et secondes sortent de la terre comme des champignons. A côté des initiatives publiques, celles privées se découvrent surtout au niveau de l’enseignement maternel, secondaire et supérieur.

La réforme de l’enseignement supérieur va connaître un grand tournant avec la mise en conformité du système burundais avec le système en vigueur dans les autres pays membres de la Communauté Est Africaine. Bientôt, la licence va passer à trois années au lieu de quatre!

Le Burundi offre une gamme importante d’universités privées qui ont besoin d’un personnel qualifié. De même, le Gouvernement encourage la création d’universités, instituts de formation ou centres de transferts de connaissances et de technologies.

Opportunités d’investissements:

  • La production du matériel scolaire et pédagogique ;
  • une forte demande en termes d’instituts ou de centres de renforcement des capacités des fonctionnaires de l’Etat, des entreprises publiques et privées, des militants des organisations de la société civile et des habitants du monde rural ;
  • L’entrée du Burundi dans l’EAC, requiert des fonctionnaires la connaissance de l’anglais et du Kiswahili;
  • Beaucoup d’opérateurs économiques importent ou ont des partenariats en Chine. L’apprentissage du chinois devient une nécessité ;
  • Les pays d’Asie et d’Amérique Latine s’intéressent de plus en plus au marché africain 

TIC

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) regroupent les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l'informatique, de l'Internet et des télécommunications. Depuis quelques années, avec le développement d'Internet, les usages des NTIC se sont développés et la grande majorité des citoyens dans le monde utilisent ces outils pour accéder à l'information.

Les emplois de la filière nécessitent de plus en plus de compétences de communication, de marketing et de vente, la technique n'étant qu'un support de la communication. Cela entraîne de nombreuses modifications dans les profils professionnels recherchés par les entreprises.

Du côté du Gouvernement, le Secrétariat Exécutif des Technologies de l’Information et de la Communication (SETIC : www.setic.gov.bi) a été mis en place. Une société mixte de gestion de la dorsale nationale de fibre optique (BBS) a été créée avec l’appui de la Banque Mondiale. Son capital est ouvert à tout opérateur des télécommunications.

Les opportunités d’investissement

  • Internet à haut débit : le marché est toujours ouvert
  • Les réseaux LTSP sont encore inconnus alors que leur cout est plus accessible aux entreprises et au public
  • Possibilité de développer les TIC dans les entreprises et les écoles pour une meilleure compétitivité
  • La E-Technologie (Commerce, enseignement, téléphonie, etc.) est encore inconnue
  • Les " Call Centers " sont quasi inexistants etc.
  • Les centres de saisies